Baptiste RABOURDIN

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Étiquette : salons

Départ d’Auroville – Utopie mirage miracle

Beaucoup de choses ont été dites, écrites, filmées sur Auroville. Alors il m’a semblé vain de rajouter une contribution personnelle, surtout venant d’une personne qui n’y est restée que 15 jours, avec une mission bien spécifique. Une sorte de prisme réducteur pour étudier ce drôle de joyau. Je n’ai vu de cet objet insolite qu’une facette parmi bien d’autres. Et, pour filer la métaphore de l’observateur, est-il tout simplement possible d’avoir une vue d’ensemble où simultanément, nous pourrions voir toutes les facettes en même temps ?

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L’élevage de poules à titre privé bientôt interdit

oeufs2Avertissement : cet article a été publié le 1er avril 2014.
Etant donné qu’il est beaucoup partagé, je préfère le re-préciser. Il s’agit d’un poisson d’avril. Cependant… comme la plupart des poissons d’avril « eco-SAPIENS », toute vraisemblance avec un futur proche serait fortuite…

 

Heureux propriétaire depuis peu, et bénéficiant d’un petit lopin de terre, j’ai décidé de réaliser un vieux rêve : élever des poules ! Je me suis renseigné et c’est finalement un véritable casse-tête.

Combien de poules ? Certains préconisent trois mais je voulais limiter la casse en ne prenant que deux cocottes.

Quelle race choisir ? Certes il y a moyen de récupérer des poules facilement un peu partout mais de quelle souche s’agit-il au juste ? Et quand on voit la perte de biodiversité chez les gallinacées, qui plus est au pays gaulois dont le nom même viendrait de gallo (le coq), j’ai eu envie de m’intéresser aux réseaux qui, tel Kokopelli pour les semences anciennes, « élèvent la biodiversité animale ». D’ailleurs je suis devenu adhérent de l’association F.E.R.M.E. lors du salon Primevère.

Des poules pour les œufs ou des poules pour la chair ? Ou les deux ? Là je n’ai pas tranché sachant que j’appréhende évidemment le jour où il faudra en passer une à la casserole…

poulets-batterieEt l’enclos ? Portatif, rigide, avec une rampe ? Tout est possible et en plus, cela dépend de la race que l’on choisit. Bref, je suis pas sorti de l’auberge du poulailler.

Heureusement, ce nœud gordien va bientôt être tranché… par la France. Bon ce n’est évidemment pas une très bonne nouvelle et décidément, tout est fait pour nous rendre de moins en moins autonome. Après le purin d’ortie et les graines traditionnelles, ce sont nos animaux de basse-cour qui risquent de faire les frais des mesures hygiénistes.

Le détonateur ?

Depuis des années, l’Organisation Mondiale de la Santé alerte sur le risque de pandémie liée à une recrudescence de grippe aviaire. Souvenez-vous. En 2004 une souche de virus H5N1 provoque à la fois la panique et les fous rires. Les autorités nous sommaient de ne pas nous approcher des oiseaux sauvages. Tout cela était assez cocasse dans la mesure où l’on pense aujourd’hui que ce virus est devenu transmissible à l’homme à cause des élevages industriels asiatiques, bref de l’univers concentrationnaire des poulets.

Quand l’industrie déraille, on montre du doigt la nature sauvage…

Cela fait des années que l’OMS craint une mutation sévère du virus qui serait catastrophique pour l’espèce humaine (et donc bénéfique pour la planète mais ça c’est une autre histoire.. de troll !)

poule-spanishDu coup, au ministère de la Santé, une circulaire… circule.
Elle indique qu’il va falloir « anticiper tout risque de contaminations » par nos volatiles. Statistiquement cela tient la route. Il y aurait près d’un million de Français qui s’adonnent à l’élevage de poules. Grande surprise, l’Île-de-France voit se développer les « poulaillers urbains ». Bref, la poudre est là, prête à contaminer en un clin d’œil tout l’Hexagone. Reste à allumer la mèche virale…

Mais cela, c’est sur le papier. Car évidemment, on aura beau expliquer que c’est justement en préservant la biodiversité animale, et donc en favorisant l’élevage domestique contre l’élevage industriel mono-souche, qu’on endiguera le risque. Las ! Le dernier rapport des autorités sanitaires préconise une interdiction dès 2015 avec application définitive en 2020.

Du coup je vais attendre encore un peu avant mon achat de poulettes…

Cocorico !

Printemps : le conseil nutri-sexo des marmottes

SurikatsAvec le retour des beaux jours, les plantes se gorgent de sève et le monde animal s’anime en quête reproductive. Nos amies les marmottes ne sont pas en reste, et ont dévoilé aux chercheurs ces dernières années quelques-uns de leurs secrets.
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Conférences gesticulées pour les etats généraux de l’ESS

Tout le monde connaît Franck Lepage de la SCOP Le Pavé et ses célèbres conférences gesticulées.

Ah non, vous ne connaissez pas àComme vous êtes has been ! C’est comme si vous demandiez ce que signifie résilience, mutualisation ou pire encore, gouvernance.
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Mort aux vaches et morts au champ d’honneur

5361_d334_480J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première du film de Coline Serreau. Pour ceux qui l’ignorent, la réalisatrice de « Trois hommes et un couffin » sort aujourd’hui Solutions Locales pour Désordre Global qui est un film-documentaire sur l’agriculture.
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Rendez-vous au salon Primevère

primevereCoucou !

C’est l’autre nom de la primevère qui commence de fleurir dans mon jardin tandis que les perce-neige sont encore en pleine forme, oscillant leur tête de bas en haut.

Au creux des mots le secret des choses… Primevère c’est étymologiquement la première du printemps. Et comme tout est lié, c’est aussi la période où le coucou fait entendre son joli chant.
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Pourquoi c’est bien de travailler à eco-SAPIENS

Editions pour penser à l'endroit sur le vélo eco-SAPIENSIl paraît que le storytelling est très en vogue dans les grandes entreprises. On raconte des histoires, on fabrique des légendes de toute pièce pour valoriser ou redorer l’image d’une marque, d’un produit d’une personne.
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A Primevère, on travaille et tripalium

toms4mJ’ai déjà dit tout le bien que je pense du salon Primevère dans le billet précédent. Il y tant d’acteurs, pour certains historiques, tant de nouveaux (tout aussi prometteurs d’ailleurs) que l’on est toujours un peu frustré de ne pouvoir évoquer tout ce beau monde ici réuni.
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A Primevère en vélo vert

primevere1C’est certainement notre salon préféré. De par sa grandeur (400 exposants) et sa cohérence (23ème année), le salon Primevère qui se tient chaque année à Lyon, fait figure de pionnier.

Les primevères éclosent précocement cette année (la phénologie, étude des floraisons, est une science qui se fait rattraper par le changement climatique) et nous avons décidé de monter en force depuis Marseille.
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