Baptiste RABOURDIN

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Catégorie : Débat

La finance participative et la finance solidaire : un dialogue de sourds

Après 7 années à développer eco-SAPIENS un projet entrepreneurial qui met les TIC au service d’une consommation plus responsable, nous avons testé plusieurs modèles économiques et constatons que les modes de financements dédiés à l’entrepreneuriat ou à l’innovation sont inopérants ou inadaptés. Ils ne permettent pas de véritablement soutenir la transformation de notre société.

Nous étions jeunes et nous n’aimions pas ce monde. Ça arrive à d’autres, et même à des gens très biens. Après, il faut voir ce que l’on en fait de cette énergie, de cette clandestinité.

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2014, l’année André Gorz

D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis ils vous combattent et enfin, vous gagnez.

Gandhi

Le barbare, c’est celui qui croît à la barbarie.

Claude Levi-Strauss

Ne cherchez pas plus loin. Le mot quatorze ne rime avec rien dans la langue française. Alors le seul que l’on puisse mettre à l’honneur c’est André Gorz, penseur indémodable de l’écologie politique, père de la décroissance, penseur du travail avec quelques longueurs d’avance.

Quenelles en quenouille

Je vous la fais courte mais au départ, je voulais écrire un truc sur Dieudonné, Soral et les quenelles. Il se trouve que je n’ai pas attendu la déferlante médiatique pour m’y intéresser. Au point que je suis assez dubitatif sur la qualité des « censeurs » et « détracteurs » improvisés. Qu’on ne se méprenne pas, je ne suis pas un défenseur du duo « pestiféré »; je trouve que, fidèle à son habitude, médias et politiques sont en dessous de tout et parlent d’un phénomène qu’ils caricaturent.

De la même manière que je ne marche pas dans ces incantations du « retour de la croissance » ou de « la baisse du chômage » qu’on nous serine en boucle comme si ce serait une bonne chose, et que fidèle à la ligne de Partant, je suis plutôt pour « que la crise s’aggrave« , je ne marche pas dans la diabolisation de l’humoriste et de l’intellectuel.

Ils sont « anti-système » (faudrait voir ce que cela veut dire…)

Ils ont du succès, un succès même incroyable alors qu’aucun média ne les pousse; ce qui est d’ailleurs révélateur.

Et comme ils sont ambigus sur l’antisémitisme, on les traite d’antisémite.

Quand des gens comme Ivan Illich, André Gorz, François Partant, Jacques Ellul, Cornélius Castoriadis établissaient en leur temps leur critique radicale du système (école, santé, travail, développement, technologie, publicité, démocratie, croissance…) ils étaient forcément marginalisés. En tant qu’objecteur de croissance, dans ma prime époque estudiantine, je peux vous dire que se revendiquer de ces mouvements c’était aussi être un pestiféré. Donc, et même si les différences sont énormes avec ce mouvement quenelle (nous y reviendrons), je ne vois pas pourquoi il faudrait jeter l’opprobre sur un phénomène social, culturel et politique émergent.

Je dis phénomène car je me suis aperçu que Dieudonné touchait toutes les sphères, transcendait toutes les classes et traversait tous les âges. Et il serait insultant pour tous ces gens de les suspecter d’antisémitisme. Une manière intéressante de poser la question serait non pas « Dieudonné est-il antisémite ? » mais « La France est-elle capable de basculer dans l’antisémitisme ? ». La réponse est clairement oui.

Autrement dit, ce n’est pas l’humoriste qui fait peur, ce sont les Français, c’est à dire nous-mêmes… Mais si la France devait basculer, ce ne serait pas « à cause de » tel ou telle célébrité.

C’est du brun ou du vert ?

Voyons maintenant pourquoi la critique « anti-système » issue de l’écologie politique est fort différente de celle formulée par la mouvance « Egalité et réconciliation » (représentée par Alain Soral, ovni politique formée à la sociologie notamment par Castoriadis, passé au Parti communiste, puis au Front National, fâché avec une frange de l’extrême droite et obsédé par la question juive).

Petite digression. J’ai toujours été étonné de voir que ce site était en lien avec 3 sites marchands approchant de près ou de loin la question environnementale. Une boutique de produits du terroir bio (Au bon sens), une enseigne de vin au nom bien connu des objecteurs de croissance puisque « Sang de la Terre » i.e. Sanguis Terrae » est le nom de la maison d’édition ayant notamment publié « La Décroissance » de l’économiste Gorgescu-Rogen, et une boutique survivaliste dont les kits de survie incitent à retourner vivre dans les bois comme Thoreau !

Digression dans la digression : de même que nous déréférençons Sodastream car cela est produit sur des territoires illégalement occupés par Israël en Palestine, nous n’accepterons pas les produits liés à la sphère soralienne. Un partout…

Fin des digressions et des digressions de digressions.

Après cette première connivence « brun-vert », connivence illustrée d’ailleurs par le transfuge de l’écologiste profonds Laurent Ozon, passé des Verts au Front National en quelques années, il y a bien sûr ce constat partagé. Celui que quelque chose ne va pas ! Et qu’il existe des lobbies qui travaillent non pas pour l’intérêt  général mais bien pour leur propres intérêts.

Chez les écologistes, on identifie les lobbys OGM, nucléaire, pétrolier, pharmaceutiques etc. Chez les extrémistes de droite, on va fustiger les technocrates de Bruxelles, et donc chez Soral l’oligarchie bancaire atlantico-sioniste. Chacun sa tasse de thé… Et quand on voit que le Front National soutient au parlement européen la pêche en eau profonde, on voit bien qu’écologie et nationalisme sont à l’opposé dans leur priorité !

Au risque de choquer, et pour l’avoir bien étudié, le système Soral « fonctionne » c’est à dire qu’une fois les postulats posés, les éléments s’enchaînent assez bien et produisent une lecture du monde cohérente. Mais un peu comme une géométrie non-euclidienne (celle de Lobachevsky ou de Riemann qui sont des géométries fécondes mais dénuées de sens physique à notre échelle), il convient de contredire les axiomes utilisés et non pas les conclusions.

Structure globale ou culture spécifique ?

Pour comprendre la différence, je vais prendre un exemple chez Jacques Ellul consistant ce qu’il appelle l’auto-accroissement de la technique. Il permet d’expliquer entre autre pourquoi, sur la question du nucléaire, malgré Tchernobyl, Fukushima et tout cela, nous ne parvenons pas à sortir du nucléaire.

En quelques années, la France a lancé son programme nucléaire civil et militaire. Cela a entraîné la création de structures hautement spécialisées sur ces questions (le CEA, EDF et AREVA entre autres) en s’appuyant sur une corporation technique, le corps des Mines de l’Ecole Polytechnique qui a tout simplement verrouillé les postes de décision de ces structures. Le nucléaire en France est l’affaire d’une caste qui a réussi à conserver son pré carré, à se rendre indispensable et à produire les informations en toute partialité pour justifier sa continuité. Si la France abandonnait le nucléaire, cette « techno-structure » serait déboussolée et aurait logistiquement du mal à se ré-orienter. On ne devient pas spécialiste de l’éolien après avoir étudié 30 ans la radioactivité, créé des protocoles et des méga-structures qu’il faut « rentabiliser ». Vous avez en fin de chaîne des salariés, des ingénieurs, des thésards, des techniciens, des stagiaires qui font leur boulot et qui n’ont surtout pas envie que la France sorte du nucléaire sinon que feraient-ils ?

L’auto-accroissement de la technique, c’est simplement l’idée que la technique, couplée avec de forts moyens humains, financiers et industriels a une telle inertie qu’elle ne peut être remise en cause. Inutile de préciser qu’elle implique forcément aussi une gestion anti-démocratique. Pour Ellul, il ne s’agit pas de « complot » ourdi par des technocrates, mais d’un processus propre à la domination (pour Ellul, la Technique est le phénomène total de domination).

Maintenant la version « complotiste » appliquée par exemple aux Juifs sur-représentés dans certaines sphères d’influence (médias, spectacle, politique, finances). Outre qu’il existe de nombreuses raisons historiques (rappelons que l’usure fut longtemps confiée à des non-Chrétiens) on comprend bien que l’identité juive n’a rien à voir là-dedans. Resterait à démontrer qu’une caste juive se serait cooptée, ce qui est tout simplement idiot.

On peut à la rigueur comprendre qu’il y ait des pistons mais quand ceux-là existent, ils sont trop évidents et invitent plutôt à sourire. Ce que je veux dire, c’est que ce phénomène d’auto-accroissement est un phénomène structurel et non pas culturel (encore moins lié à une religion). La population juive moderne se situe globalement dans des classes d’élite (universitaire, politique, entrepreneuriale…) mais est tout simplement dans le détail impossible à homogénéiser dans ses affinités.

Bernard-Henri Levy est un filousophe usurpateur non pas parce qu’il est Juif mais parce qu’il est nul. Et c’est d’autant plus vrai quand on l’entend parler d’écologie d’ailleurs ! Mais il suffit d’évoquer quelques Juifs modernes (Edgar Morin, Claude Levi-Strauss, Wilhelm Reich, Noam Chomsky…) pour se rendre à l’évidence : bien malin celui qui trouvera une « idéologie juive », et en particulier liée à la domination.

Après, c’est vrai que l’on peut se demander pourquoi BHL occupe l’espace médiatique et politique alors qu’il ne représente rien. Mais on pourrait dire la même chose de Claude Allègre… (désolé de revenir aux sujets qui m’intéressent !).

Bref, 2014, pour moi, pour nous c’est l’année André Gorz. André Gorz, dont le père était juif et la mère catholique. Le père a du se convertir en 1930 dans une Autriche devenue antisémite.

Merci Dorine, merci André Gorz ! Depuis notre enfer et paradis terrestre, je vous souhaite là-haut une bonne année 2014 !

Rendez-vous avec le progrès

Avec EDF, nous savions que pour voir le progrès, il fallait y croire très fort.

Mais bon, pour y croire, rien de mieux tout de même que de prendre rendez-vous directement avec le progrès. Ca tombe bien, il sera là le 12 Décembre. On pourra donc le voir, si d’aventure en voulant y croire très fort, on n’était pas parvenu à le voir.

Alors quelle tête il a ce progrès ?

Déjà il est gros. Très gros.

Il se présente sous la forme d’une immense coupole suspendue par une grue non moins immense. Nous voici sur le chantier du projet EPR à Flamanville. Le réacteur nucléaire nouvelle génération (même si les plans datent d’il y a 20 ans) tant attendu pour pousser un grand cocorico. Car comme il y a des jardins à la française, il y a des progrès à la française.

Il y a assurément une dimension cosmique dans cette publicité. On peut y voir une énorme soucoupe volante façon Independance day (d’ailleurs la journée organisée par EDF s’appelle energy day, de là à y déceler un clin d’œil à l’indépendance énergétique de la France…).

On peut aussi songer à une cathédrale, un temple majestueux dont la coupole viendrait nous écraser, nous petits humains face au dieu du Progrès. En tout cas, comme précédemment avec Il faut y croire pour le voir, nous sommes dans le domaine de la foi.

Ce progrès, divin ou extra-terrestre, vient d’ailleurs.

A propos, savez-vous que la célèbre formule de X-Files aus frontières du réel est une mauvaise traduction ? Truth is out there n’aurait pas dû être traduit en « La vérité est ailleurs » mais en « La vérité est là devant-nous ».

Effectivement, voici là devant nos yeux, ce petit extrait du Canard Enchaîné qui donne une autre vérité de l’EPR, chantier chaotique, qui explose les budgets, où les roues dentées font des chutes causant des trous qu’il faut réparer avec des « rustines« .

C’est cela le problème avec le progrès, c’est qu’on finit par le souhaiter… avec regret !

Allez Pauline, voici quelques répliques pour t’aider

J’ai découvert l’existence de Pauline Lefevre (alias Pauline Secours) non pas grâce à la télévision, jetée depuis lurette, mais par les réseaux sociaux. C’est finalement la même chose puisque des amis avaient partagé un extrait de chronique « La Vie autrement » diffusée lors de l’émission La Nouvelle édition sur Canal+

Donc Pauline.

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Du Luxembourg au Bangladesh – des solutions aux problèmes

Vous avez raté la journée de la Terre et la semaine du développement durable ?

Il est encore temps de vous rattraper avec la quinzaine du commerce équitable qui officiellement commence le 4 Mai mais a été inaugurée politiquement ce 29 avril. En effet, hier au Sénat, deux ministres étaient présents pour annoncer le plan de soutien au commerce équitable.

Il y avait Pascal Canfin, ministre chargé du Développement, qui a annoncé l’objectif (tripler la consommation équitable) et les moyens (7 millions d’euros). Si le commerce équitable est désormais bien connu du grand public, celui-ci le boude encore concrètement au moment de l’achat. 6,40 € par personne et par an… c’est sûr que l’on ne peut que progresser.

En tant qu’observateur depuis belle lurette de la conso responsable, nous nous sommes souvent posés la question à eco-SAPIENS : pourquoi l’équitable ne décolle pas là où la bio a explosé.

Il est possible que la crise (ah ! la crise…) ait provoqué une sorte de repli sur soi, transvasant les préoccupations équitables vers du « made in France » . D’ailleurs, la bio étant encore en grande partie associée à la santé et au bien-être, il est probable que son succès confirmé malgré la morosité économique soit aussi le reflet de préoccupations nombrilistes. Voire.

En tout cas, le commerce équitable n’est pas mort. En France, il doit tout de même son salut à l’engagement des collectivités locales (réunies au sein de l’initiative territoires-ce) et à des appels d’offre comme par exemple celui lancé pour les uniformes de la gendarmerie.

Bref, contrairement à un Pascal Canfin exemplaire, « jadis bénévole chez Artisans du Monde, actionnaire fondateur d’Alter Eco et acheteur régulier chez Alter Mundi » , le Français n’a pas le réflexe équitable dans son portefeuille.

Pourtant, l’actualité récente devrait le convaincre que ses achats ont un pouvoir. Savoir que les fringues que l’on porte (Mango, C&A, Tex de Carrefour, Benetton…) ont été fabriquées dans des conditions tellement déplorables que l’on en arrive au drame de 400 morts et 800 disparus, n’ébranle peut-être que les dernières chèvres sentimentales comme moi.

A titre anecdotique, quand j’ai appris la nouvelle le 26 avril, je suis allé en mon nom interpeller Mango sur sa page Facebook. Ca ne coûte pas grand chose mais je suis sûr que si une poignée d’entre  nous n’avaient rien fait, la firme n’aurait rien dit.

Des immeubles comme le Rana, il y en a plein chaque année et il a juste fallu cette fois-ci qu’il y ait vraiment beaucoup de morts pour que, timidement, on en parle. Et encore… je retiens arretsurimages et Rue89 et tardivement Le Monde (qui a supprimé ses pages Planète qui de toute façon confondait Planète et Météo…)

On aurait pu croire que cette actualité sordide était un pont d’or pour introduire la quinzaine du commerce équitable. En effet, à tout problème il faut une dénonciation et une proposition. Le commerce équitable est bien une solution concrète pour remédier en partie au problème des vêtements low-cost. Insistons au passage pour rappeler que les fringues fabriquées à bas-coût ne sont même pas particulièrement bon marché… Or le commerce équitable, en plus d’inclure la santé et la dignité des travailleurs, veille aussi à la répartition des richesses.

Mais bizarrement, pas de communiqué de presse à ce sujet de la part des organisateurs de la quinzaine du commerce équitable. C’est la nouvelle ligne associative voyez-vous. On ne parle plus de « pourquoi » mais seulement du comment. On ne fait plus de critique ou de dénonciation. On propose et on engage des partenariats pour mettre en place des processus d’amélioration continue avec les parties prenantes etc. C’est sûr que tempêter, c’est être suspecté d’être un éternel râleur et qu’il faut dépoussiérer l’image du militantisme.

Parlez-en aux activistes de Notre-Dame-des-Landes. Pourquoi diable ils n’essaient pas d’engager un dialogue constructif avec Vinci ?

A ses débuts, le commerce équitable était, disons, « misérabiliste » . Né dans l’esprit de la charité chrétienne, il a voulu se défaire de cette image avec le fameux slogan « Trade, not Aid » .  Aux tables rondes d’hier, j’ai senti que le nouveau mot-clé était « développement » . Le commerce équitable est désormais un outil qui intéresse le ministère des Affaires étrangères et l’Agence Française du Développement, invités pour l’occasion.

Pourquoi pas. A condition de savoir de quel développement l’on parle. Autre débat.

Personnellement, je me demande souvent pourquoi l’on cherche tant à trouver des vertus « occidentalisantes » au commerce équitable (en gros les voir sous l’angle des relations commerciales ou du développement donc). A mes yeux, le commerce équitable n’est qu’un marque de respect à un vendeur. Bref, on devrait commercer avec un citoyen du Sud comme avec son voisin de pallier.

Ne boudons pas notre plaisir. Le commerce équitable progresse lentement mais sûrement, se dote d’une communication de plus en plus décontractée, d’un festival nommé FairPride et de reconnaissance par le politique. Ce n’est pas rien.

Mais je m’interroge : qui va se charger du plaidoyer pour qu’il n’y ait plus jamais de fashion victims au Bangladesh ?

 

Rythmes scolaires, de quels rythmes parle-t-on ?

 

Sur eco-SAPIENS, hors les questions d’éducation à l’environnement, de cartable écologique et autres cahiers en papier recyclé, nous ne parlons que très rarement de l’école. Le débat sur les rythmes scolaires nous offre l’occasion de nous rattraper, pour questionner radicalement les rythmes scolaires.

Car finalement, de quels rythmes parle-t-on ?

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Dans l’arrière-cuisine des fonds de pension

Il paraît que deux choses seulement gouvernent le monde : l’argent et l’amour.

L’amour c’est beau et cela inspire aux hommes et aux femmes de nobles sentiments, et même des odes, des aubades, des sérénades, des romans poignants et des films à budget titaniquesque.

Alors que l’argent est sale, qu’il inspire aux hommes et aux femmes des réflexes reptiliens flattant leur égo, leur soif de pouvoir et stimule leur rivalité.

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Le questionnaire européen sur la bio nous prend pour des truffes

C’est le mail qui tourne en ce moment dans les réseaux écologistes. Très succinct, j’ai donc reçu au moins 5 fois ce petit message dans ma boîte.

« L’Europe lance une consultation sur l’Agriculture Bio et les OGM »
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Les livres délivrent et la nature dénature

« Seul un Dieu peut nous sauver »

« Je ne sais pas si la philosophie doit être athée »

Ainsi les deux plus grands philosophes modernes concluent-ils la philosophie du XXème siècle. Heidegger et Deleuze, pour des raisons bien différentes, arrivent à cet aveu paradoxal après 2600 ans de réflexion occidentale.
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Les colliers de dentition épinglés par une pseudo-étude

Ah ! Toutes ces études qui ont droit à des publications dans les medias influents alors qu’en grattant un peu… il n’y a rien. Faites un sondage pifométrique, mélangez avec quelques citations de docteurs consentants, rajoutez une once de bon sens et hop, vous êtes publié sur lemonde.fr.
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