Baptiste RABOURDIN

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Noël éthique : une déclinaison pathétique et égoïste

noel-ethiqueUn livre est en passe de devenir culte, c’est 5 000 ans de dettes de David Graeber. En fait il l’est déjà dans le monde anglo-saxon mais il commence seulement à percer en France.

Un des passages évoque le rôle du père Noël et rappelle la violence qu’il y a à recevoir des cadeaux sans pouvoir rendre. En d’autres termes, le Père Noël est le symétrique du cambrioleur : il s’introduit chez nous non pas pour dérober mais pour offrir. Et nous ne pourrons jamais « rendre la monnaie de sa pièce » à ce délinquant masqué.

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De la presse et de la presse environnementale

journalismCeux qui s’intéressent au devenir de la presse et du journalisme le savent. Ce secteur est en crise et nos grands titres nationaux, en plus de perdre de l’argent, siphonnent des subventions conséquentes (16 millions pour Le Monde ou Le Figaro,). Ces aides à la presse sont disponibles sur le site du gouvernement et ont été commentées avec ironie par le journal Le Monde Diplomatique. C’est vrai que 7 millions d’euros pour Télé 7 jours, c’est grinçant…

Ce naufrage général est d’autant plus étonnant que ce sont des industriels et les grandes fortunes qui rachètent les journaux. Et comme on ne comprend pas bien pourquoi des professionnels du profit se mettent à investir dans des poches perdues, quiconque a encore du bon sens en déduit que c’est pour une autre raison…

Mais en plus de l’Etat et des grandes fortunes, les journaux et magazines se financent largement avec la publicité… et étant donné leur coût, il n’y a que les grands groupes qui peuvent s’offrir de belles pages de réclame.

Cette critique de la presse n’est pas nouvelle mais elle en dit long sur nos sources d’information, même celles que nous pensons être des « références ». Par exemple, j’ai toujours été traumatisé par le contenu des pages Planète du journal Le Monde qui parle de séisme et de météo… mais point de crise environnementale !

Je ne résiste pas au plaisir d’indiquer un des derniers titres « Ebola : un impact économique « catastrophique » envisagé par la Banque mondiale« . Le titre et le contenu, sans le vouloir, sont d’un cynisme ahurissant. Une épidémie ? Mince  ! Cela fait chuter le PIB…

Couv-Actu-1A propos de misère, un nouveau journal est sorti récemment. Il se nomme « Debout » et eu droit à une intronisation bienveillante de la part d’autres journaux. Il s’agit d’un journal gratuit qui donne des infos pratiques pour les précaires. Des bons plans pour les pauvres au quotidien : « Être épaulé dans sa recherche d’emploi »?; « Obtenir la CMU » (couverture maladie universelle)?; « Électricité?: comment faire baisser sa facture » nous indique le journal La Croix dans une interview de la fondatrice.

Alors on retombe sans fin sur l’éternel débat : doit-on s’attaquer aux symptômes ou aux causes… ou les deux en même temps ?

J’ai peut-être l’esprit tordu mais selon moi ce magazine fait plus de mal que de bien en jouant sur la fibre caritative. Certes des personnes en difficulté oublient de demander certains droits mais le message est clair : « les inégalités se creusent et cela va de plus en plus mal ; alors on ne vous demande pas de changer le système mais de tirer votre épingle du jeu ».

A titre d’exemples, je ne crois pas qu’il soit souhaitable d’envoyer les chômeurs dans l’entrepreneuriat ! C’est un débat archi-connu, notamment avec l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Ecnomique) et les deux points de vue s’entendent. Il y a le court-termisme (« montez votre entreprise de vente de bijoux, ca vous occupera et fera baisser les statistiques de Pole Emploi) et long-termimse (comment s’organise-t-on pour rééquilibrer le temps de travail et les inégalités ?).

Le modèle économique est incertain mais comme le magazine est gratuit, on se doute qu’il y aura des partenairess financiers en mode publicité ou publi-rédactionnel. J’ai manqué de m’arracher les cheveux quand j’ai lu qu’il y auraiit des mécénats rédactionnels avec EDF pour l’article « baisser sa facture électrique ». EDF, l’entreprise qui nous a vendu le chauffage électrique… Parlez-en aux experts de la précarité énergétique

Bref, Violaine du Châtellier, Alix de Saint-Aulaire, Olivier Saint-Jullian ou encore Geoffroy de Sesmaisons me rappellent ces dames qui nous faisaient le catéchisme. Des gens certainement très biens et de bonne volonté mais un peu navrants avec leurs gros souliers emplis de charité et de bons sentiments châtelains.

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Le lendemain, je découvrais l’appel à l’aide de Terra Eco. Terra eco, pour les connaître depuis le début, c’est un magazine qui est passé de l’économie à l’écologie en faisant le pari d’un format grand public. Honnêtement, ce pari de vulgarisation est réussi et la qualité esthétique est au rendez-vous. Je ne peux qu’encourager à soutenir (dons, abonnements, mécénat) parce que c’est un titre précieux dans le paysage de la presse.

Objectif : 500 000 € pour sauver Terra  Eco et rentrer dans l’Histoire.

siteon0-4d1bbHélas, les magazines traitant des questions sociales et environnementales totalement indépendants sont rares et parfois confidentiels. La plus grande surprise vient de Reporterre (fondé par le journaliste Hervé Kempf qui quitta Le Monde) qui parvient à tenir un rythme effréné de publications et de portraits toujours intéressants.

Eux aussi comptent sur le soutien des lecteurs et chaque don compte pour garantir l’indépendance de la petite équipe rédactionnelle.

Quant aux  vieux titres qui ont mon affection depuis le début (L’Ecologiste, La Revue Durable, S!lence, la Décroissance, l’Âge de Faire devenu Demain en mains) ils vivent et vivotent par la force leur histoire et de leur engagement. Ils font du bien car ils montrent qu’une autre information est possible, plus patiente, plus dans le long terme.

J’espère que Terra Eco et Reporterre auront cette chance de passer du côté des vieux… de la veille !

(cf aussi ce billet publié il y a an qui pronostiquait déjà une belle vie à Reporterre )

La nouvelle vague

Huit ans d’activité dans le milieu bio/ecolo/équitable et nous avons déjà l’impression d’être des dinosaures !

Lorsque nous recroisons les amis qui ont débuté sur les planches du développement durable avec nous :  réseau des freemen, créateurs de mode éthique, jeunes conférenciers en herbe etc… nous discutons avec nostalgie de ces fraîches années, à la manière de ces vieux retraités sur un banc public à qui l’on sourit avec condescendance.

Bon, nous n’avons que la trentaine mais la plupart ont commencé à être pris par les impératifs de la vie d’adulte : obligations professionnelles, crédits à rembourser et même pire, certains ont des enfants, prétexte parfait pour déserter les réunions et cocktails-rencontres.

Auparavant, on prétextait de n’importe quel évènement pour converser sur le macadam jusqu’à 2 heures du matin, ce moment magique où les meilleures idées surgissent. Salon bio, foire équitable, apéro pro, inauguration, performance artistique… Il y avait MyCoop et les green drinks, les alter-mardis et les canalisations. Et les mistrals gagnants…

Désormais, c’est plus compliqué : il faut s’organiser, faire des doodles étriqués entre les possibilités de nounou et les séances de psychanalyste. La candeur et la spontanéité de notre  adulescence a laissé place à la RealDomestik. En un mot, nos vies de combattants sont devenues des vies de quotidien

Forçons le trait encore ! Disons que nous sommes hors-jeu. Pour casser les digues il faut plusieurs vagues. Notre vague à nous, c’était celle qui a connu deux épisodes majeurs et controversés : le Grenelle de l’environnement et le sommet de Copenhague. Si quelques années après, certains en ont daté l’inhumation de l’écologie, ils oublient tout de même de mentionner que jamais l’environnement n’a été aussi médiatisé, débattu, porté sur la place publique. On peut être déçu… mais on n’a pas fait mieux depuis !

La nouvelle vague ne s’appelle plus économie verte mais économie collaborative, ne parle plus d’éco-consommation mais de consommation collaborative. Terme assez paradoxal puisqu’il est censé incarner une forme de résistance à la domination marchande. J’ai déjà, comme d’autres, placé quelques bémols dans cette euphorie collaborative : foi en la technique, mise en avant de start-ups, manque de définition globale du projet de société. Cela n’enlève rien à la pertinence de cette nouvelle poussée qui, par ailleurs, renoue avec la notion fondamentale de « convivialité » qui serait la base d’une société post-croissance. Mais pour cela, ses hérauts doivent se défaire du mythe prométhéen.

Si l’on devait adopter en grande pompe le formalisme hégelien,

  1. la première vague avant nous fut politique (1970-2000),
  2. notre vague fut économique (2000-2010),
  3. la nouvelle vague est technologique.

Pourquoi dis-je que la nôtre fut économique ? Je me souviens de longs débats pour savoir si l’on changeait le monde par la politique ou si justement il en fallait pas prendre le système par son propre jeu à savoir l’économie. C’était sur toutes les bouches : « il y a plus de pouvoir dans un caddie que dans un bulletin de vote ». Et Alter Eco avait ses publicités dans le métro où, au-dessus d’un paquet de café était écrit « C’est si bon de changer le monde ».

Alors bon, nous avons perdu. L’équitable pantèle, la bio est récupérée, les OGM reviennent etc… Mais d’une certaine manière nous avons aussi gagné.  Vous trouvez de la peinture écolo (enfin à peu près…) dans les grandes enseignes. Les grandes surfaces ont décuplé leur gamme bio et locale et Carla Bruni a acheté des couches lavables…

Désormais nous comptons sur la nouvelle vague, jeunes femmes et jeunes hommes ayant achevé leurs études, ayant parcouru le monde en mode sac à dos, avec une maturité déconcertante. Pour en avoir rencontrés, la relève est bien là et prometteuse !

Je serai bien mal placé de refourguer des conseils. Juste un :  « Ne pas partir tout seul ! » Trouver un alter ego, une équipe, un tuteur, que sais-je ? Quelques personnes bien choisies et bienveillantes qui seront le regard objectif et encourageant dans les moments de doutes.

Surtout, ne jamais considérer que l’on va s’enrichir monétairement parlant ! Sinon c’est que l’on a déjà confondu fin et moyen. Il y a de quoi s’enrichir sur plein d’autres aspects : amical, intellectuel, et surtout temporel ! A défaut d’argent, profitez au moins de ce luxe qu’est le temps.

Ami lecteur pas d’inquiétude ! Ce n’est pas un propos d’abandon. Ce n’est pas un « au revoir ! place aux jeunes » mais plutôt un « bienvenue aux nouveaux dans l’aventure ! « . Un peu comme une course de relai où une fois le témoin passé, le coureur continuerait à sprinter pour le plaisir…

D’ailleurs, si vous regardez le flux et le reflux vous noterez que contrairement à ce que l’on s’imagine, il arrive souvent qu’une vague vienne en déborder une autre qui n’a pas encore commencé le ressac. J’aime à penser que nous avons été une vague qui ne s’est pas encore retirée mais qui, pour paraphraser Newton, porte sur ses épaules cette vague bien plus énergique.

En tout cas quelque chose me dit que de toute façon, nous sommes à la marée montante…

Et qu’entre le vague à l’âme et la nouvelle vague, je sais où me baigner !

500 ans après, Magellan finit son tour du monde

Mercredi, Montreuil, « il pleut doucement sur la ville » comme écrivait Verlaine citant Rimbaud. Je parviens au toit d’un immeuble industriel en bordure d’autoroute. L’édifice des années 70 s’appelle MoZiNor (Montreuil Zone Industriel Nord) et il va falloir mettre la fiche wikipedia à jour car le dernier étage, appelé lot 38, comme dans un roman de Thomas Pynchon, n’abrite plus d’ateliers d’artistes.

Sébastien et Katie m’accueillent dans leur atelier. Ils ont entièrement rénové le lieu. Méconnaissable. Nous sommes à l’Atelier Magellan où les artistes ont laissé place aux saveurs épicées et chocolatées.

J’avais prévu de passer une petite heure, comprendre leur aventure, découvrir leur secret et les dessous de leur succès. Une épicerie, un atelier bio, équitable, solidaire avec des saveurs venus du monde entier et maintenant ils couvent le projet d’une boulangerie spécialisée dans les « intolérances » (sans gluten, sans lactose) en SCOP… je crois pouvoir affirmer que si vous voulez retrouver de l’espoir dans l’humain, partager un thé tout là-haut en contemplant la tour Eiffel ici et les bois franciliens là-bas, vous êtes au bon endroit.

J’avais prévu une heure. Nous avons discuté quatre heures avec passion. Si certaines entreprises s’adonnent au story telling qui sert le plus souvent à cacher une réalité peu reluisante, Sébastien et Katie Magellan (ils sont frères et soeurs) révèlent que le nom de Magellan n’est pas une marque… C’est leur nom de famille !

D’origine portugaise, ils sont nés en France mais font partie de cette grande famille liée au célèbre explorateur, premier homme à avoir fait le tour du monde. Les plus précis diront qu’en réalité, Fernand de Magellan n’a pas fini sa boucle puisqu’il est mort aux Philippines. Qu’importe, ce nom est resté, même pour un détroit et deux galaxies. C’est pas rien !

500 ans après donc, l’expédition continue ! Forte d’une famille nombreuse, l’équipe parvient à s’atteler dans le soutien de producteurs à travers le monde en nous ramenant, par bateau, des épices, thés, cafés et cacao en bio/équitable. Dernièrement, ils se sont mis dans la transformation; ils ont le « laboratoire » (avec des éléments récupérés à la vente aux enchères du Ritz s’il vous plaît !) et peuvent même prétendre au titre, plutôt rare, de chocolatier (à ne pas confondre avec les couverturiers).

Quand ils racontent leur début, la petite boutique à Versailles, l’entrepôt au port de Conflans-Sainte-Honorine, et maintenant donc le lot 38 de Mozinor qu’ils ont retapé des mois entiers, on se dit qu’il y a certainement un mécène ou un banquier derrière tout cela. Et la réponse est non ! Du réseau amical, de l’abnégation et bien sûr beaucoup beaucoup beaucoup d’énergie.

Leur dernier projet, encore plus fou, consiste à soutenir la petite dernière dans un projet d’entreprise d’insertion, destinée à former et valoriser le travail des femmes dans le milieu très machiste de la boulangerie !

La SCOP du Pain de la Liberté, c’est aussi avec un agriculteur et des céréales locales ! C’est le complete combo ! Et c’est même pas pour rentrer dans les cases d’un quelconque appel à projet ou ligne subventionnable.

C’est une histoire encore plus simple, plus évidente. Katie et Sébastien ont deux sœurs, qui sont intolérantes au gluten et au lactose. Phénomène d’ailleurs de plus en plus fréquent dans nos sociétés et encore mal diagnostiqué.

Et faire du pain sans gluten c’est tout un art.

Alors elles ont décidé monter leur propre boulangerie sans gluten (sachant qu’elles ont déjà une formation en boulangerie) et il ne leur manque « que » le four. L’agriculteur, le lieu, les clients… tout ca est déjà en place.

Bon vous me voyez venir… Pour acheter le four, direction le crowdfunding. Et je dois dire que nous sommes fiers à eco-SAPIENS d’être mentor d’un si beau projet, avec un si beau nom.

Ca s’appelle « Le pain de la liberté » , ce qui est fortuitement le titre d’un roman dont l’histoire semble se confondre, involontairement, avec celle de cette aventure boulangère ! Il y a des signes…

L’intolérance au gluten concerne de plus en plus de monde et parfois on n’en a même pas conscience. Des diététiciens recommandent carrément des régimes sans gluten car cette protéine est suspectée de causer de nombreuses maladies. Bref, vous êtes peut-être intolérant, à plus ou moins haut degré, et vous ne le savez pas.

Allez, si vous aimez le pain et si vous aimez la liberté alors vous pouvez contribuer au Pain de la liberté dès maintenant !

A propos de Noteo, Shopwise et OpenFoodFacts

Venez ! Je vous fais entrer dans les coulisses. Je profite de la sortie d’une application prometteuse, Noteo, pour ressortir un brouillon que j’avais écrit à l’époque suite à mes rencontres avec deux autres initiatives similaires, à savoir Shopwise et OpenFoodFacts.
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Soyons gourdes toute notre vie

Qui n’a pas encore son Gobi ?

A l’instar du smartphone qui répond au besoin fondamental qu’est la communication avec son voisin (« as-tu acheté le pain », « J’arrive dans une minute « , « regarde cette photo du chat trop lol « , voici la gourde du futur pour répondre à un autre besoin bien plus fondamental : la soif.
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Et donc nous avons créé une AMAP

Je ne sais plus exactement comment cela s’est passé.

Il se trouve que mon père, en général aux abonnés absents question écolo, s’était mis en tête de créer une AMAP, une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.
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Petit tour de lecture

Comment surprendre encore dans le domaine de la littérature écologique ?

Aujourd’hui, de nombreux ouvrages paraissent, fort présentables et fort intéressants.

Rares sont ceux qui apportent de nouveaux éléments à la réflexion. Le plus souvent, ils dressent avec brio un état des lieux (cette actualisation est toujours de plus en plus angoissante: bois, poissons, pétrole, changement climatique, santé, perte du lien social…) qu’ils contrebalancent tout de go avec des exemples porteurs d’espoir (telle association au Brésil, telle industrie en Scandinavie, tel penseur aux Etats-Unis, tel agriculteur en France etc)
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Le vélo qui avait bouché le Vieux-Port de Marseille

Un immense bravo aux 400 vélorutionnaires qui ont défilé vendredi soir sur le Vieux-Port de Marseille.

Bravo aux amis des poulets bicyclettes, de l’équitable café, de la boutique écologique, de Vélo Utile et bien sûr du collectif vélo en ville pour avoir su insuffler un évènement aussi improbable dans la cité phocéenne, peu réputée pour le moment pour sa cyclophilie.
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De retour des universités négaWatt (le futur a un avenir !)

canards en mareLe week-end dernier s’est tenue la 4ème édition des universités négaWatt. Pour ceux qui ont raté quelques épisodes précédents, rappelons que l’association négaWatt est un consortium d’experts qui prospecte pour un scénraio énergétique jouable. Ils sont à l’origine du fameux facteur 4, qui dit qu’on peut vivre mieux en consommant quatre fois moins d’énergie, en divisant par quatre nos émissions de CO2.
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