Baptiste RABOURDIN

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Biomimétisme, économie de la connaissance… à voir !

cactusC’est la révolution du XXIème siècle!

Bon je sais ce n’est pas la première fois que l’on entend cela. Mais restez-donc pour vous faire un avis.

Etant de constitution curieuse mais méfiante, je me suis laissé intriguer par une conférence qui a séduit nombre de mes amis.

Il s’agit d’une audition de Idriss ABERKANE au Conseil Economique Social et Environnemental à propos du biomimétisme. Ce jeune et brillant chercheur (Supélec, Polytechnique, Stanford…) expose en quelques minutes comment s’inspirer du vivant pour innover.

Cela fait longtemps que je connaissais les concepts mais cette vidéo est une parfaite synthèse pour s’introduire aux concepts d’économie de la connaissance et de biomimétisme.

Visionnez la vidéo avant de lire ce qui suit (sauf si vous êtes pressés)

vidéo

Néanmoins, certaines choses m’ont chiffonné car en marge de remarques percutantes et de bon sens, le propos général me semble encore malgré lui « connecté » à de vieilles conceptions.

L’économie de la connaissance

L’intervention démarre d’abord sur cette considération que toute théorie révolutionnaire passe par 3 stades :

ridicule => dangereuse => évidente

Par exemple le droit de vote des femmes ou l’abolition de l’esclavage. On attribue à Gandhi la phrase « First they ignore you, then they laugh at you, then they fight you, then you win » qui donne du baume au cœur à tous les militants des causes perdues… y compris les plus ambiguës (théorie de la terre creuse et récentisme par exemple – cette dernière étant déjà passé de « ridicule » à « dangereuse »…)

evasion-paresseuxJe crains que ce genre de vision de la « théorie des idées » ne soit au final qu’une tautologie rétrospective. L’épistémologue Paul Feyerabend, sur le champ purement scientifique, a carrément renoncé à trouver une structure en histoire des sciences. Au final, une théorie s’impose… parce que les vainqueurs ont vaincu !

J’ai conscience que c’est très décevant pour nous tous qui cherchons des « recettes » ou des « principes » pour faire valoir nos idées; néanmoins si l’homme préhistorique ou moderne avait adopté des comportements optimaux, nous ne serions pas là pour l’écrire…

Hormis cela, je partage le constat. Le paradigme dominant, celui de la croissance infinie et de l’économie matérielle, est condamné et nous peinons aujourd’hui à basculer définitivement sur un nouveau paradigme. Et qui, pourquoi pas, serait lié à l’économie de la connaissance.

Rappelant que contrairement aux matières premières, la connaissance est infinie et est donc compatible avec une croissance infinie, M. Aberkane propose 3 lois sur lesquelles repose l’économie de la connaissance.

  1. Echanges à somme positive
    quand on partage un bien matériel, on le divise. Mais quand on partage une connaissance, on la multiplie.
  2. Echanges pas instantanés
    Cela prend du temps de partager et d’assimiler une connaissance. Transférer de l’argent est immédiat. Assimiler la physique quantique c’est plus long…
  3. Les combinaisons de connaissance ne sont pas linéaires
    « 1 kg de connaissance + 1 kg de connaissance = 3 kg de connaissance ». Au pire de nouvelles connaissances triviales, au mieux de nouvelles connaissances.

poissons-fumesLa force du propos de ce chercheur réside dans cette belle métaphore d’une humanité qui aurait vécu des années dans une bibliothèque où elle aurait jeté au feu les livres pour se chauffer. Alors que nous aurions pu ouvrir les livres de la nature. C’est ce que propose le biomimétisme.

Le biomimétisme : lire la nature

« Le biomimétisme, c’est l’art d’extraire la connaissance de la nature ! ».

S’ensuit un catalogue d’exemples « classiques » quand on veut montrer à quel point la nature est high-tech !

  • Les nanomatériaux des diatomées (plancton) plus précis qu’un processeur Intel.
    « Dans une goutte d’eau de mer vous avez  des puces Intel qui flottent… et nous narguent depuis 3 milliards d’années »
  • L’aérodynamisme de la peau de requin, meilleur revêtement au monde (Airbus s’en est inspiré, combinaisons interdites pour la natation, BASF s’en est inspiré pour faire une peinture antifouling)
  • Le blindage de l’ormeau (le coquillage, pas l’arbre) capable d’arrêter un bazooka. « Ca peut vous blinder un char Leclerc et c’est moins dangereux à fabriquer par rapport à une usine AZF ».
  • La mu-conotoxine du coquillage qui vaut 800 millions $ / kg et qui est en voie d’extinction car on vend ce cône du Pacifique 3$ aux touristes parce qu’il est joli.
  • Le ver de vase, substitut d’hémoglobine O- universellement transfusable, 50 fois plus oxygénante et donc top pour le dopage et les transplantations.
  • Le byssus de la moule, meilleure colle du monde et qui ne pollue pas. Utilisé aussi comme fil de suture mais réservé aux césariennes de stars car il fait des plaines nickel.
  • La crevette mante-religieuse, dont les pinces-marteaux a la vélocité d’une balle de fusil, générant des étincelles de 22 000°K, faisant même de la supercavitation (et là des considérations sur l’armement russe, iranien et chinois). Elle a aussi le meilleur écran solaire qui plus est non polluant.

radeau-cimesVient ensuite une analogie entre le premier derrick pour forer du pétrole (exploitation de la nature) et le « radeau des cimes » sur la canopée amazonienne, premier extracteur de connaissances de la nature.

Enfin une digression sur la Corée du Sud :

La Russie exporte moins que la Corée du Sud qui n’a rien, aucune matière première. […] Par contre, la Corée du Sud c’est le premier fabricant d’écrans LCD, de moteurs de bateau, un très grand fabricant mondial d’automobiles : ils exportent de la connaissance [sic].

Toute leur économie est basée sur la connaissance et c’est pour cela que la Corée est passée de la guerre de Corée à nos jours, de 1 boite de corned-beef comme repas à un PIB par habitant supérieur à la France.

Au travers de ces exemples, je suis comme saisi d’un doute.

Doute confirmé par le discours de conclusion tellement goldmansachsesque.

Quoi ? En 2015 vous saviez que dans la Nature il y avait des circuits R&D à 10 milliards, des céramiques dont le développement marché est supérieur à 1 milliard, il y avait des toxines qui valent 800 millions de dollars le kilo – c’est combien de litres un baril de pétrole ?-  30 centimes le litre pour le pétrole, 1 milliard le litre pour la toxine.
Vous saviez tout ca… et vous extrayiez le pétrole de la mer ?
[…]

Le frein majeur, c’est que si nous avons le derrick, nous n’avons pas la raffinerie.
[…]
Dans le biomimétisme, un écosystème inexploité c’est comme une nappe pétrolière… sauf que quand vous l’exploitez vous ne le détruisez pas. […]

Et en plus il y a beaucoup plus d’argent à se faire comme çà !

Déjà un doute s’immisce. On nous explique comment on va résoudre la quadrature du cercle, le Graal de la réconciliation entre écologie et économie, l’argent et la nature. Mais on subodore déjà que tout cela n’était qu’un songe… qu’en fait ce qui est appelé « économie de la connaissance » est une R&D qui, à court d’idées, vient singer ce qui se passe dans la nature.

Cela se confirme avec la conclusion qui parle de la blue economy (terme modernisé pour l’autre concept qui fit flores il y a peu, craddle-to-craddle déjà renouvelé par l’ubuesque économie circulaire) où l’on affirme qu’il est possible de faire des chaînes économiques circulaires, sans déchet, et en plus on est ‘achement rentable et hyper compétitif.

Idriss ABERKANE finit avec l’exemple historique du coton lors de la guerrede Sécession aux Etats-Unis, opposant le Sud adepte de l’esclave, contre le Nord industrialisé adepte de la machine à vapeur… qui se révelera bien plus rentable.

Qu’en penser ?

tree-hugsCet exemple du coton est doublement paradoxal.

1) Il démontre que ce qui compte au final c’est le primat de la compétition. Ce n’est ni pour des raisons éthiques ni pour des raisons écologiques (biomimétiques ?) que les Nordistes ont gagné.

2) Si on applique le biomimétisme au coton, on pourrait dire qu’un arbre le cotonnier produit une matière inspirante pour les humains bien plus robuste et thermique que leur peau naturelle. le coton est-il une innovation à un milliard de dollars ?

Ce que je veux dire c’est que depuis toujours nous faisons du biomimétisme. Un long débat quasi ontologique qui nous amène à requestionner le lien entre Nature et Technique. Le projet ITER ne consiste-t-il pas à recréer l’énergie du Soleil dans nos tokamaks ? L’acide acétylsalicylique de l’aspirine n’a-t-il pas été isolé dans le saule ?

Pour quitter le champ sarcastique, je souhaite juste rappeler que la Technique n’est que la transpiration de la Nature par l’Homme. Donc tout le propos de cette vidéo est « de bon sens ». On n’a plus à gagner à comprendre et respecter le vivant plutôt qu’à l’exploiter avidement.

Le grand paradoxe de cette vidéo est que pour justifier son propos et cet appel à une révolution de l’imaginaire, ce chercheur est obligé de reposer son argumentaire sur des considérations de l’ancien monde « it’s very big money, my friend« .

volcanoPour reprendre l’exemple de la toxine utilisée en neurosciences, cette « valeur marchande » n’a de sens que dans un contexte de société hyper-industrielle. Les malheureux exemples, tous empruntés au secteur militaire, sport-spectacle ou pseudo-médical s’égrènent comme des aveux nostalgiques.

J’avoue que la première fois que j’ai entendu parler de biomimétisme c’était dans l’architecture. Et de nous faire rêver avec des tours et des dômes de stades futuristes, genre toile d’araignée. C’est peut être ringard mais moi ces choses là ne me font pas rêver. Parce que bon les stades de foot, je sais pas si vous êtes au courant mais c’est comme les aéroports… Ils sont désertés…

Nulle peine de me traiter de technophobe (polémique d’un autre temps…). Je fais juste remarquer que ce qui est appelé ici économie de la connaissance n’est qu’une variante de ce que certains économistes croissancistes nomment « économie dématérialisée » ou « tiers-économie » et qui pensent avoir trouvé dans l’échange immatériel la solution au problème de la croissance infinie.

Si cette vidéo m’a beaucoup plu malgré tout, il n’en reste pas moins que j’en déplore son manque de recul. Elle gagnerait à s’articuler avec d’autres réflexions plus systémiques (le convivialisme d’Alain Caillé, l’anthropologie de la dette par David Graeber) qui nous amènerait à questionner bien plus loin ce que pourrait être l’économie non prédatrice.

L’enjeu n’est pas de savoir comment on va cultiver des moules pour, grâce à leur byssus,  refaire « nickel » les seins de Paris Hilton mais bel et bien comment on va vivre à plusieurs milliards ensemble car, tenez-vous bien, même le modèle de la Corée du Sud n’est pas généralisable (ni souhaitable). Car pour exporter écrans et bateaux… il faut bien que d’autres en achètent.

Sur ce, je retourne à une vidéo que l’on ma conseillée sur l’agro-écologie. Bizarrement, je sens que l’on y parlera moins dollars et de cash-intensive !

land-art

Edit du 06/10/2016 : il y a une suite à ce billet, à propos d’une autre vidéo d’Idriss Aberkane : Du transhumanisme au surhumanisme (il est fort Idriss Aberkane)

Nespresso, prison, décroissance. Une semaine parmi d’autres

6682_870c_500J’avais tout simplement envie de partager des réflexions liées à une semaine riche en rencontres.

Il s’agit de 3 contextes fort différents, les Champs-Elysées, la prison et un stand Alternatiba, qui m’ont perturbé pour différentes raisons et dans tout ce fatras, une leçon je cherche encore. Si vous l’avez je suis preneur.

Mercredi. Nespresso

Mercredi j’acceptais un déjeuner dans la boutique Nespresso des Champs-Elysées. J’ai déjà parlé de ma perplexité à propos de cette filiale de Nestlé, désormais engagée dans une communication sincère et factuelle sur sa contribution au recyclage et à l’agroforesterie.

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Pourquoi les hommes préhistoriques ne dessinaient pas la flore

Banksy
Banksy

Au moins les vacances ont cette vertu de nous emmener là où nous n’allons pas d’habitude.

Prenez par exemple les grottes. On y va trop peu.

La France est un pays qui regroupe près de la moitié des grottes préhistoriques découvertes à ce jour. Alors certes, on les ferme car, comme toutes les choses auxquelles l’homme touche, on les dégrade et il faut donc les protéger. Lascaux a sa réplique, le Roc-aux-Sorciers a sa réplique et bientôt la grotte Chauvet, la perle des perles aura la sienne.

En sortant de Lascaux II, une visiteuse témoignait de la chance qu’elle eût enfant à pouvoir déambuler dans la vrai grotte de  Lascaux. Elle disait que tout le monde touchait les peintures, ramenait des cailloux souvenirs. C’était il y a 50 ans. C’était hier.

A cette époque aussi, le public découvrait un film-documentaire primé au festival de Cannes. Dans Le Monde du Silence, emmenée par le commandant Cousteau, la Calypso grattait les éponges sous-marines, massacrait à la hache des requins, dynamitait des bords de mer, crevait un poisson diodon, achevait un bébé cachalot et pique-niquait assis sur des tortues géantes…C’était en 1955. C’était hier décidément.

Banksy
Banksy

Les grottes menacées, nous les avons mis sous cloche. Les animaux menacés, nous les avons mis derrière les barreaux.

Je me souviens de ce livre sur « l’extinction en masse des espèces » qui permettait de relativiser notre faculté anthropocentrique à détruire tout ce qui nous entoure. L’homme préhistorique, l’aborigène, les premiers indo-américains… ca n’a pas fait un pli ! La mégafaune endémique s’est volatilisée dès son arrivée.

Et voilà qu’aujourd’hui, nous détruisons, de par notre respiration même, les vestiges de l’Histoire. De notre Histoire.

Une des rares grottes accessible au grand public pour apprécier d’authentiques peintures préhistoriques est Cougnac, dans le Lot. Même si la réplique Lascaux est au millimètre, on ne sait l’expliquer mais l’émotion n’est pas la même quand on contemple les peintures véritables à Cougnac ! 20 000 nous font face ! Sans tricherie !

Contrairement à l’idée reçue, nos ancêtres Cro-Magnon ne vivaient pas dans les grottes. Ils y allaient uniquement pour leur rituel artistique, chamanique, religieux (?). Et déjà ils détérioraient les beautés minérales des stalagmites centi-millénaires pour se frayer un passage vers la paroi idéale.

Comment leur en vouloir ?

Banksy
Banksy

Comment en vouloir à Cousteau qui pareillement dégradait pour la beauté de l’image ?

Repenti plus tard, lui-même ne disait-il pas qu’il n’avait qu’un seul espoir : « J’ai vu des choses merveilleuses mais qui disparaissent. J’aimerais tant que la génération après moi ne dise pas la même chose. »

Caramba ! Encore raté !

Ce qui surprend à propos des fresques préhistoriques, c’est l’absence totale de représentation végétale. Des bisons, des rhinocéros, des chevaux, une poignée de mammouths, aucun renne (alors que cet animal représentait 90% de leur nourriture animale)… mais pas une fleur ou un arbre !

Trop commun ? Pourtant, les arbres sacrés ont du également exister.

Les paléontologues tentent encore de percer ce mystère…

Mais les vacances sont finies et avec la rentrée, je n’aurais certainement pas l’occasion de fréquenter quelque grotte.

Alors heureusement avec la rentrée aussi, on a l’occasion d’aller dans des endroits inhabituels. Cela s’appelle les grandes messes du demain sera un monde meilleur !

Sea Shepherd - Massacre de cétacés au Danemarj
Sea Shepherd – Massacre de cétacés au Danemark

Cela s’appelle Forum Convergences, Forum Economie Positive, Ateliers de la Terre, Universités de la Terre,…

Quand on découvre le concept on trouve cela excitant ! Enfin un « carrefour de réflexion » mêlant des personnalités de tout horizon, les utopistes comme les représentants de la World Company. Des directeurs d’ONG et des directeurs de multinationales.

L’aventure humaine réconciliée le temps d’un week-end, prêt à discuter pour un avenir brillant, a en plus le mérite de se dérouler généralement dans un lieu prestigieux (UNESCO, Méribel, Centre de Congrès…) et on repart avec des petits cadeaux des sponsors (Un bloc-notes BNP, un stylo Axa, une clé USB Novartis…)

Vous voyez le topo ? Honnêtement, si vous ne l’avez jamais fait, c’est une expérience intéressante. Pendant deux jours, les primo-responsables de la crise écologique, sociale, sanitaire et économique passent pour des personnes de bonne volonté.

Mais dès la 2ème fois où l’on ré-entend la parole de Mohamed Yunus après celle de Jacques Attali, puis celle de Pierre Rabhi puis celle de Jeremy Rifkin… on finit paradoxalement par ne plus croire en rien.

A titre personnel, je suis exaspéré de toujours voir une personne comme Jacques Attali invité à ces cirques conférenciers. Cet homme est tellement symptomatique de la pensée caméléonesque qu’il est l’absence de pensée même. Eh oui, le caméléon n’a pas de couleur. Et aussi frappant que cela puisse être, Jacques Attali n’a pas de pensée. Ce qui est dommage pour un un homme intelligent. Je crois que c’est Clausewitz qui disait « quiconque a du génie est tenu de s’en servir. » Et cet homme ne s’en sert pas (sauf pour lui bien entendu…)

La Decroissance
La Decroissance

Dernier exemple en date (parmi des centaines d’autres), ce chantre de la « libération de la croissance » disait tout le bien de son poulain récemment nommé ministre de l’économie dont on sait qu’il fut intronisé à la banque Rothschild. On m’expliquera comment quelqu’un qui a œuvré pour le rapprochement de Nestlé des laits infantiles Pfizer (deux multinationales on ne peut plus nuisibles aujourd’hui) et qui demande à revenir sur les 35h (quel progrès que de demander aux quelques actifs restants de travailler plus…) puisse réellement changer de Weltanschauung juste en papotant 15 minutes avec Pierre Rabhi. Pierre Rabhi qui ne souhaite pas « libérer la croissance » mais souhaite au contraire que l’homme se « libère de la croissance » !

On m’objectera que la rédemption existe ou que le monde n’est pas manichéen. Oui mais quand tout cela se répète ?

Je suis rude ? Je suis surtout rude envers moi-même qui la première fois ai cru à ce genre de sketch.

Cette année encore, les banksters et les filousophes vont daigner partager un bout d’affiche avec quelques acteurs sincères de la transition… Et à la fin tout le monde de repartir chez soi le soir business as usual.

Dans ces grandes messes à la gloire du progrès et des green tech, on est au milieu des banquiers. Le Forum de l' »économie positive » (concept fumeux pour un bel aveu sur ce qu’est l’économie d’aujourd’hui… c’est à dire négative) en est le meilleur symptôme. Cela sent la banque, la finance et l’assurance de partout. Ca sent le froid et l’obscurité et on se dit qu’ici aucune fleur ne poussera.

Et me revient alors cette idée fugace. Si l’homme préhistorique ne dessinait pas de végétaux dans les grottes, c’est tout simplement qu’aucune fleur ne peut naître dans les ténèbres.

cougnac

De Concord au Mont Athos

Vous souvenez-vous du film Into The Wild  ? Ce magnifique long-métrage de Sean Penn qui a été tiré de l’histoire vraie d’un jeune américain en soif d’idéal, d’authenticité et d’accomplissement. Le film se finit sur son « trip en Alaska », véritable expérience de vie en autarcie dans la nature sauvage.
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Et donc nous avons créé une AMAP

Je ne sais plus exactement comment cela s’est passé.

Il se trouve que mon père, en général aux abonnés absents question écolo, s’était mis en tête de créer une AMAP, une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.
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Quelqu’un a-t-il compris la campagne « Tous candidats » ?

Je vous assure que la question est sincère. Elle l’est d’autant plus que mon respect, ma sympathie et mon enthousiasme pour le mouvement Colibris est fort comme un roc !

Pour ceux qui auraient raté le train, je tente un bref résumé.
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Hausser le ton

manchots observateursL’automne arrive.

Et c’est comme si personne ne s’intéressait aux derniers mois qui cloront 2011. C’est bien simple ! Octobre, Novembre et Décembre 2011 n’existent que virtuellement.

Tout le monde a hâte de passer à 2012. Car tout le monde se dit que l’on pourra remettre les compteurs à zéro.
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Les deux dernières propagandes qui m’ont amusé

Je lis toujours le journal La Décroissance tout simplement parce que c’est provocateur. D’ailleurs, le dernier numéro propose comme action du mois « refuser le consensus« . Evidemment, ce genre d’impératif, dans nos sociétés policées, n’est pas très consensuel.
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La conférence eco-SAPIENS avec Dominique Bourg et Sébastien Kopp

Comme promis, voici le compte rendu de notre conférence du 3 Décembre autour de la question « Y a-t-il un business model dans la décroissance ? »

Conférence est un bien grand mot puisque l’idée était bien de profiter de la convivialité et de la simplicité du lieu (l’Equitable Café à Marseille) pour pouvoir discuter décontracté.
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Y a-t-il un business model dans la décroissance ?

eco-SAPIENS va avoir 3 ans.

Vendredi 3 décembre 2010, nous allons fêter cela. C’est à dire que nous allons d’abord examiner les comptes en présence des sociétaires présents. Puis nous allons voter les trucs sérieux. Puis nous irons au café. Plus exactement à l’équitable café.
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